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Mardi 30 octobre 2007 2 30 /10 /Oct /2007 16:00

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... bureaucratie toujours ! Si si si !

Aujourd'hui entre midi j'ai decide d'aller au RMV de Watertown, RMV standing for Registry of Motor Vehicles = plus ou moins l'equivalent d'une (sous-)prefecture pour tout ce qui touche au permis de conduire, etc.

J'avais etudie avec soin leur site Internet, avec les conclusions suivantes. Une Liquor ID me donne le droit d'acheter de l'alcool (= justifie mon age), une Mass ID (= Massachusetts registration ID) justifie a la fois mon statut de resident dans le masse-ta-chaussette et mon age, et l'ultime Mass License est l'equivalent de mon permis de conduire francais, mais aux US, en habitant dans le Massachusetts. La Mass License requerant une petite preparation (j'ai cependant quelques anecdotes enormes a vous raconter sur le permis de conduire aux US...), je prefere me rabattre pour l'heure sur une Mass ID. Mon objectif est de ne plus avoir a me trimballer mon passeport partout, qui ne me sert avouons-le, qu'a acheter de l'alcool, cad les vendredi et samedi soir. Et je refuse de prendre le risque de me faire trouer la peau pour 28.57% jours de la semaine.

Mardi, 13h15, arrivee au RMV. Ca ressemble a une administration francaise, c'est-a-dire qu'il faut faire la queue pour obtenir un numero, donc pour avoir le droit de faire la queue. Super. A part ca, ca va la vie. Bon. Mon numero est appele.

Bonjour, je voudrais une Mass ID.

- oh, mais vous avez rempli un formulaire blanc, renouvellement, vous ce que vous voulez c'est un formulaire jaune, etablissement d'une Mass ID.
- oui
- alors allez remplir un formulaire jaune et revenez me voir

J'y vas, j'y vas. Quinze minutes plus tard, formulaire jaune remplu, retur a la case 'RMV employee'

- bon, faites moi voir tout ca. Passeport ?
- voila
- preuve de signature (je tends mon bail de location)
- voila
- preuve d'adresse ?
- euh... mon  bail ?
- non

Le fin mot de l'histoire. Mon passeport compte... Oui. Mais mon bail ne compte pas car il est daté du 1er novembre (on est le 30 octobre). Et je n'ai pas de "preuve de signature".

Comment faire comprendre... Un document compte pour un seul type de preuve. Donc si mon bail (valable apres le 1er novembre) compte comme preuve de residence, il ne peut pas compter comme preuve de signature (ne me posez pas plus de question). De meme mon passeport, qui comporte une signature, ne sert a rien puisqu'il compte deja comme preuve d'identite.

Ecrasé par l'adversite, je renonce, et me vois battre en retraite avec en main toute la paperasse deja remplie, plus un document m'expliquant (dans un alphabet encore non-dechiffre dans cette galaxie cependant) les documents manquants a mon dossier.

Comme on dit dans ce pays : "I'll be back !". "I'll be back and mean !!!". Bref, ECHEC

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Samedi 20 octobre 2007 6 20 /10 /Oct /2007 18:00

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Eh ben ouais, vous voyez, les ricains sont plus malins que les habitants de Mougins (ou Mouans-Sartoux), on trouve des Ikea dans les environs de Boston, pas besoin d'aller jusqu'a Toulon ! Donc cet apres-midi direction Ikea a Stoughton avec G. pour faire quelques reperages en vue de l'amenagement de... ben de la ou j'atterrirai, selon les resultats de ma recherche de logement.

Alors bon j'exagere Stoughton faut rouler un peu pour y arriver, c'est a 40-45 minutes de la ou j'habite a Boston a peu pres. Nous voila partis sur les autoroutes encombrees et ensoleillees en ce charmant samedi apres-midi, il fait beau le ciel est bleu le soleil brille les arbres ont sorti leurs plus belles teintes de rouge pour l'automne, bref tout va bien. Bon, sauf que je suis au volant d'une Ford Taurus. On papote on papote... Et puis je finis par dire a Gaelle "mais c'est bien loin Ikea quand meme".

Coup d'oeil a la carte : j'avais rate un embranchement, et nous etions partis pour Cape Cod, chez mes copains gays de Provincetown. Decidement ! Demi-tour a la sortie suivante, bilan de la boulette : 40 miles aller-retour = 40 minutes = 64 kilometres. Mouarh ha ha ha !

Bon y a sans doute que moi que ca fait rire. Faut vraiment etre a l'ouest pour faire 30 kilometres d'autoroute avant de se rendre compte qu'on s'est goure non ? On va mettre ca sur le compte du decalage horaire :-D Et puis je me suis encore perdu et finalement on est arrive apres deux heures de trajet.

A part ca Ikea c'est la premiere fois que j'y mets les pieds, je crois pas y etre deja alle en France. C'est grand, plein de monde, des meubles partout, trop de choix, trop de choix, trop de choix, trop de choix tue le choix, que prendre ? Le moins cher ? C'est moche. Argh. Oh et puis zut, on reviendra.

En repartant, passage rapide chez iParty pour acheter nos costumes, pardon nos deguisements, pour la soiree Halloween dans une semaine !!! Wou hou ! Tres bon pour l'integration dans la societe americaine, ca !

Et puis soiree pizza-bieres-matage du match de base-ball chez Gaelle et avec Mia. Si ca c'est pas americain aussi...

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Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /Oct /2007 16:00

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Cette journee de vendredi a ete consacree presque toute entiere a me prendre la tete pour cette histoire de logement. Je vais tacher de replanter le decor pour que vous vous delectiez bien de tous les meandres de ce roman.

Mon employeur, Wolfgang, utilise les services d'une societe A, specialisee dans l'expatriation, pour m'aider dans toutes les demarches que j'ai a faire en arrivant ici (logement, banque, bagnole, etc). Cette societe A utilise les services d'une deuxieme societe B, specialisee elle specifiquement dans la recherche de logement. Cette societe B utilise les services d'une consultante independante - Gigi - pour la recherche d'appart sur place a Boston. Et enfin Gigi est en contact avec l'agent immobilier qui gere la maison qui m'interesse. On est donc en presence de la chaine suivante :

contact chez Wolfgang <-> contact A <-> contact B <-> Gigi <-> realtor <-> proprios.

Moi je suis quelque part au milieu de tout, et disons-le honnetement, completement paumé. Mais bon tout le monde s'agite, tout le monde brasse de l'air, tout le monde est bien content de faire son travail pour m'aider a m'installer - je n'en demandais pas tant, vraiment.

Vendredi matin, croyant que c'etait ce sur quoi on s'etait entendu la veille quand j'ai visite la maison pour la deuxieme fois, j'appelle l'agent immobilier pour lui demander si c'est bon si il a tous les documents qu'il lui faut, si les proprietaires sont ok pour me louer la maison. Et la, ooooooooo surprise, il m'annonce qu'il y a quelqu'un d'autre interesse par la maison, et qu'il est bien desole mais que ce sera le premier, entre cet autre et moi, a sortir les cheques de caution et 1er mois de loyer, qui aura la maison. Gloupsy. Mais moi pas avoir argent ! Wolfgang avoir argent ! Mais Wolfgang fera cheque que mardi prochain, trop long a attendre ? Oui, trop long a attendre... Et sadiquement l'agent immobilier finit la conversation en me demandant de me debrouiller pour essayer de trouver un moyen de lui procurer ces cheques dans l'apres-midi.

D'ou panique a bord. J'envoie quelques messages a toutes les personnes qui s'agitent autour de cette histoire de logement. Et me voila a la recherche de $3550 vendredi midi, alors qu'en France tout le monde est parti en week-end et que je peux juste compter sur mon compte cheque local avec 3 dollars et 23 cents dessus. Bon.

J'adopte donc le plan A, pour apitoyement. Apres plusieurs heures de discussions acharnees, je parviens a apitoyer un de mes collegues qui se propose pour me preter l'argent jusqu'a mardi ou mercredi prochain. Nous voila partis pour Bank Of America, pour faire tirer deux cheques de banque avec le pognon de mon collegue. Arrive la-bas par acquis de conscience je rappelle l'agent immobilier pour lui faire confirmer les montants des cheques. Et la il me dit que finalement il pourra attendre les cheques jusqu'a mardi.

Abasourdi par tous ces rebondissements, et surtout trop fatigue pour me lancer dans de grandes explications en anglais, au telephone portable, sur le parking de Bank of America et alors qu'il commence a pleuvoir, je raccroche sans demander mon reste, en ayant pas compris ce que l'autre personne interessee par la maison etait devenu, si je pouvais compter sur la maison et arreter mes recherches, si les proprios avaient donne leur accord... etc etc... non je prefere rester dans l'incertitude et passer un week-end entier a me plaindre. Ce que j'ai abondamment fait !

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Jeudi 18 octobre 2007 4 18 /10 /Oct /2007 18:00

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De mieux en mieux, ce matin je me suis reveille a 6h15. Je vais bien finir par me remettre du decalage horaire ! Je patiente jusqu'a 9 heures puis je me rends a Bank of America, pour l'epreuve de la matinee : ouvrir un compte en dollars. L'avenir m'apprendra que j'aurais du m'en soucier plus tot (voire quand j'etais encore en France), mais bah...
Muni d'une lettre de mon employeur, de mon passeport et d'une carte de credit francaise, ca se passe sans souci. Quand je file mon passeport a la nana, qui deja depuis le debut m'appelle 'honey' ou 'sweetheart', j'ai droit a de grandes exclamations comme quoi je suis tres mignon avec les cheveux longs, non pas que je ne sois pas mignon avec les cheveux courts, mais quand meme les cheveux longs c'est tellement joli, et gna gna gna, je devrais me laisser pousser les cheveux, etc etc etc.
J'ai deja entendu ce roman, et c'etait a... Plattsburgh !
En fait je sais pas ou elle est la peur du proces, c'est moi qui devrait porter plainte pour harcelement, ha ha ha. En tout cas vous verriez la photo de mon passeport... Ecoutez, si vous etes sage, je vous fais une proposition, je la scannerai et je la mettrai sur mon blog pour Mardi-Gras (le jour des deguisements hein), on rigolera ensemble.
A part ca mon compte finit par etre ouvert. J'ai droit a une manip' bizarre : impossible de transferer des sous de ma carte francaise directement sur le compte, il faut que j'aille a l'automate, que je retire du liquide, puis que je le depose sur mon compte americain ?!?! Oh ben... Autre surprise, j'ai amene avec moi mon vieux numero de secu americain qui date d'Indianapolis, et le systeme le reconnait et l'accepte, mais en me donnant le statut de 'resident alien'. Alien, je veux bien, resident, c'est plus louche, car je n'ai jamais eu le statut de resident chez les ricains. J'espere que l'Immigration va pas debarquer chez moi pour me karcheriser et me renvoyer dans ma patrie. Oh well...

Dans l'apres-midi, comme j'ai selectionne la maison de mes reves ou j'aimerais emmenager, j'ai pris rendez-vous avec Gigi et l'agent immobilier, en pensant naivement qu'on en profiterait pour signer le bail.

 

 

the den

 

Que dalle.
Accrochez-vous, voila venir une longue tirade sur les locations aux US. Sachez, mes chers amis, que signer un bail au paradis du capitalisme en venant de la France, pays ou le locataire est sur-protege, ca tient un peu du choc culturel. En gros le proprietaire a tous les droits et le locataire n'est qu'une vulgaire vermine.
Deja mon bail n'est valable que dix mois. Woups. Ca fait court. Je suis dans l'obligation de donner mes intentions sur le renouvellement du bail 2 mois a l'avance. Ca c'est plus court qu'en France... mais si le proprio refuse et me fout dehors, on est loin des 6 mois a la francaise ! :-D Rien n'encadre les augmentations de loyer entre chaque renouvellement : si je suis pas content, je vais voir ailleurs. J'ai interdiction de changer les serrures. Le proprio a le droit de garder acces, n'importe quand, aux locaux loués. Et dans le cas peu judicieux ou je ne paierais pas mon loyer, la treve hivernale n'existe pas : j'ai 7 jours pour ficher le camp. Je ne prefere pas imaginer ce qui se passe apres les sept jours. Si je dois quitter les locaux, quelque soit la raison, le proprietaire est en droit d'exiger le paiement de la totalite de la duree de location inscrite dans le contrat (10 mois pour moi), meme si je le previens x mois a l'avance. Ah et puis evidemment les loyers sont exorbitants mais ca je le savais et euh... on va dire que ce n'est pas un probleme.
Detail interessant : c'est au proprietaire d'assurer 'les murs' (donc si je mets le feu a la maison c'est a lui d'etre assure contre ca), par contre je dois evidemment assurer moi-meme mes affaires, sachant que ca n'est pas obligatoire. Et que ca coute beaucoup plus cher qu'en France. Evidemment ici la securite c'est de la blague, d'ou des assurances cheres. Il serait pourtant tellement plus simple de commencer par installer des volets, mettre quelques barreaux aux fenetres, et de prendre des serrures un peu plus grosses que des clefs de boite aux lettres. Enfin bon, aux US tout est basé sur la confiance et l'honnetete, et personne, bien entendu, n'irait cambrioler la propriete d'autrui, n'est-il pas ? Ou alors il faudrait etre tres tres mechant. Et c'est mal d'etre mechant. Etc etc...

Bref. Alors que je pensais quand meme signer ce bail de truands dans l'apres-midi, en fait je remplis juste des papiers que l'agent immobilier va montrer aux proprios pour qu'ils reflechissent a ma 'proposition'. La les choses se corsent, car je debarque dans le pays, je n'ai aucun antecedent, aucune reference. Je pensais qu'avoir mon employeur derriere moi aiderait, mais pour l'instant ce qu'il faut c'est du pognon... du cash... bref, 1775$ pour la caution et 1775$ pour le premier mois de location = $3550, en provenance d'un compte US. Que je n'ai evidemment pas.
Je rentre chez moi sur une impression mitigee, car je n'ai pas bien compris quelle tournure cette histoire allait prendre. Maison, pas maison ?

Dans la soiree je reprends contact avec mes comparses musiciens. Nous sommes tous trop malades pour faire une repet, a la place nous allons faire une petite seance de mixage chez le chanteur qu'ils ont deniche pendant mon absence.

 

ca m'a l'air bien compliqué tout ca

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Mardi 16 octobre 2007 2 16 /10 /Oct /2007 19:00

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Premiere nuit : abominable ! Pour ne pas changer mes habitudes quand je traverse l'Atlantique, je suis malade. J'ai du attraper froid en arrivant hier soir. Il faut dire que ca caillait ferme, et j'etais content d'avoir mon manteau, boutonne jusqu'en haut. Avec le decalage horaire je me reveille a 4h30, et impossible de me rendormir.
C'est donc dans un etat lamentable que je retrouve dans le hall de l'hotel a 9h00 Gigi, qui va m'aider a me trouver un logement dans le coin. Je lui avais envoye auparavant mes criteres de recherche. Avec comme principale consigne : moins j'ai de voisin, plus je suis content :-D Nous visitons donc quelques maisons dans les environs.
A 14h00 apres avoir discute des options possibles elle me redepose a l'hotel. J'ai la tete dans le coton, je suis fievreux, je vais vite acheter quelques medocs au CVS du coin, chez ces vilains qui avaient refuse de me secourir lors de l'episode du coton tige. Mais je ne suis pas rancunier, et je leur paie mon Acetaminophen avec des dollars plutot qu'avec des insultes. Apres avoir englouti un sandwich chez Subway je me dis qu'il serait bon de passer au boulot pour leur faire coucou - apres tout je ne suis pas en vacances, j'allais l'oublier...
Puis je rentre agoniser a l'hotel.

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