Dimanche matin, un jour sombre se leve sur New York. D'autant plus sombre pour nous, car malgre le prestige de notre hotel (Grand Hyatt de New York), nous sommes loges dans une chambre minable
cote cour a l'etage immediatement superieur aux toits des etages de l'accueil & restaurant & bar de l'hotel. Consequence : le nez dans les systemes geants d'aeration de tout l'hotel. Ca
ne vous parle pas ? Quelques photos alors.
la vue depuis notre chambre
Si vous vous demandez ce que ca fait de dormir dans le tunnel d'une soufflerie aerodynamique, je vous conseille d'essayer, vous en aurez au moins la nuisance sonore.
A part ca, tout va bien. Nous allons recuperer notre puissant destrier au 'valet parking', puis nous mettons le cap sur notre troisieme et dernier arret de ce marathon des musees : le MoMA, pour
Museum of Modern Art. Dans les rues, il fait froid. Enieme valet parking a $20 pour se garer a proximite du musee. Laissez les clefs, sortez la monnaie, on connait la chanson.
en route pour le MoMA
notre destination
Ce musee a une section pour les expositions temporaires, ou en raison de l'affluence le nombre de visiteurs est limite, et sur les conseils de mes soeurs venues en eclaireur debut octobre, des
notre arrivee au musee vers onze heures nous allons prendre nos tickets d'acces pour cette exposition temporaire, qui presente en ce moment des tableaux de Van Gogh. En arrivant a 11 heures
nous recuperons des tickets pour un acces autorise a 12h30, ce qui parait acceptable, mais le delai s'allonge, jusqu'a 14 heures ou je constate que plus aucun ticket pour l'exposition temporaire
n'est disponible pour le jour meme... bon a savoir, donc.
Beaucoup moins massif ou encyclopeen que le Metropolitan, mais cependant plus moderne, le MoMA m'a bien plu, beaucoup plus que le Guggenheim. Je sais bien qu'on ne mesure pas l'art a ca mais...
au MoMA au moins on en a pour son argent ($20 par adulte), et on ne reste pas sur sa faim comme au Guggenheim ou a part admirer quelques photos des amis sado-maso de
Catherine Opie et des trucs debiles comme des cloisons de carton ou des boites musicales minables, on s'ennuie.
Je n'irai pas jusqu'a dire que j'ai reconnu des tableaux que je connaissais deja au MoMA, mais j'avais une impression de deja-vu qui m'a suffi a etre content d'avoir fait le deplacement
pour voir certaines toiles en vrai.
dans le musee
Voici a nouveau une petite suite de tableaux. A vous de reconnaitre !
ceci n'est pas un tableau
hi hi hi
Christina's World
Apres l'heure de l'art vient l'heure du lard et C2 et moi allons nous restaurer a la cafeteria du MoMA. J'y ressens la meme impression que la veille au Met, celle d'etre une piece de betail qu'on
engraisse dans des mangeoires a fourrage et autres farines entassees les unes sur les autres. Je bele, je meugle, j'hennis en trimballant mon petit plateau entre les rangees etroites de tables, a
la recherche d'une place libre pour absorber une pitance deprimee et deprimante.
Je rale, je rale, et c'est normal, je suis francais. A notre droite, des allemands. Derriere nous, des espagnoles. Et chacun mastique, deglutit, ingurgite son pound de panini ou sa tranche de
jambon de Parme, avec le sourire beat de l'animal pret a partir a l'abattoir. Nous avons perdu notre statut d'humain, nous ne sommes plus que des betes, que l'on nourrit, voire gave, deleste de
ses dollars, abreuve d'art, puis relache dans la jungle urbaine new-yorkaise. Et tous sont contents d'etre la, se frottant les uns contre les autres dans la promiscuite rassurante de cette
cafeteria, persuadés d'etre sur un piedestal, au MoMA a New York City !
Tous sont contents, sauf un, que je ne nommerai pas.
Vive l'art, et tant pis pour le lard...